Publié par : fjubin | 26 septembre 2011

Des raisons d’espérer

Les marchés connaissent pour un second mois de fortes baisses pour les actifs risqués.  Les niveaux atteints par les valorisations laissent envisager une récession prononcée voire un risque systémique. Cependant une coordination des politiques semble se mettre en place. Comme le souligne Exane, la mise en place de l’accord du 21 juillet semble enfin s’accélérer (les parlements doivent entériner le processus d’ici mi-octobre). Le FESF pourrait permettre de recapitaliser les banques européennes -si nécéssaire- et une coordination avec la BCE augmenterait sa capacité d’intervention sans mettre en danger la note souveraine des plus grands pays européens. Par ailleurs, la BCE pourrait lors de sa réunion du 6 octobre corriger les deux dernière hausse en baissant ses taux directeurs (les marchés à terme attendent une baisse de 0.5 point d’ici la fin de l’année).  Ce mouvement faciliterait le financement des banques à court terme et montrerait un retour au pragmatisme de la BCE.

L’avenir pour l’investisseur n’est sans doute pas aussi sombre que le laisse présager l’ampleur de la correction. Par exemple,

  • les taux de rendement sur le crédit corporate s’établissent entre 5% (investment grade) et 15% (high yield) selon la qualité des émetteurs. Rapporté à l’unité de risque, les obligations privées nous semblent beaucoup plus résilientes que les actions correspondantes. Ceci se justifie pleinement par un partage de la valeur ajoutée qui va en priorité aux créanciers avant les actionnaires dans un environnement où les taux de défaut devraient être contenus. Cette thématique doit être privilégiée dans une optique patrimoniale.
  • des opportunités apparaissent même en cas de scénario adverse :

- Les flux sortants sur les marchés émergents entraînent une dépréciation des devises dont on sait qu’elles sont amenées à s’apprécier à terme en raison de la recomposition du système international

- Les niveaux de volatilité implicites constatés sur les marchés d’options offrent une prime mensuelle de 4% à 5% attractive dans un scénario de reprise modérée des marchés actions.

- Le secteur bancaire, fortement sous pression, montre des aberrations notamment sur les dettes hybrides qui se sont autant dépréciées que les actions à l’aune de la mise en place de Bale 3, encore plus criantes si un scénario de recapitalisation des banques se matérialisait.

D’ailleurs, la baisse prononcée des cours de l’or (-16% sur les plus hauts) pourrait être un autre signe de stabilisation de l’environnement financier.

Télécharger la note de conjoncture : Repères Wiséam 2011_09_15

Télécharger le  Tableau hebdomadaire des indicateurs financiers au 23-09-2011


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